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Soutenance de thèse de Madame Célia JACQUET
Le 28 mars 2025 de 14:00 à 17:00
14h00 | Maison de la Recherche Germaine Tillion | Salle Camille Lepage | 5, bis boulevard Lavoisier | ANGERS
Sujet : « De la forêt enchantée à la rébellion écologiste : l’évolution des princesses dans le cinéma Disney (1937-2021) »
Directrice de thèse : Madame Taina TUHKUNEN
RÉSUMÉ
À partir d’un corpus d’une quinzaine de longs-métrages d’animation produits par la Walt Disney Company entre 1937 et 2021, cette thèse se focalise sur l’évolution et la diversification du personnage iconique de la « princesse Disney » jusqu’à ses incarnations de la rébellion écologiste. En s’appuyant principalement sur les apports théoriques des critiques féministes et éco-féministes, cette étude s’interroge sur les modalités de construction du féminin chez Disney, pour mieux cerner les ruptures et les persistances de la célèbre figure filmique qui continue de marquer la culture populaire contemporaine. Notre thèse s’articule, dans un premier temps, autour des problématiques fondamentales relatives à la « princesse classique », figure emblématique de la passivité féérique de l’univers disneyen. On s’intéressera ensuite aux divers changements typologiques et narratifs depuis Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) jusqu’à Raya et le Dernier Dragon (2021), pour démontrer comment « la princesse canonique » évolue, peu à peu, vers de nouvelles formes de conscience environnementale. La thèse montre comment, après la période dite de la « Renaissance Disney » des années 1990, on assiste à l’émergence d’une toute nouvelle génération de « princesses » qui, dotées d’agentivité (agency), permettent à la célèbre maison de production cinématographique de se distancier des contes de féés classiques, notamment en bousculant ou en réécrivant maints codes, schémas et stéréotypes connus. Capables de refléter les enjeux à la fois genrés et environnementaux du XXIe siècle, ces dynamiques « néo-princesses » ou « éco-héroïnes », aux origines plus diversifiées sur le plan géoculturel, continueront néanmoins de souligner le besoin d’émerveillement spécifiquement disneyen. Aussi, lorsque le film recompose des éléments de fantasy, pour les associer à l’urgence de prendre soin de notre planète.