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MT 180 : Julien Godard remporte le prix du Public
Le candidat de l’Université d’Angers, doctorant au Laris, a conquis le cœur des spectateurs lors de la finale régionale du concours de Ma Thèse en 180 secondes, le 18 mars. Mais c’est la Nantaise Margaux de Seilhac, prix du Jury, qui représentera les Pays de la Loire en finale nationale.
« Le niveau était particulièrement élevé ». « Je n’aurais pas aimé être à la place du jury ». À la sortie de la salle du cinéma Pathé d’Angers, beaucoup de commentaires allaient dans le même sens.
Margaux de SeilhacPeu après 19 h, le mardi 18 mars 2025, quatorze candidat·es issus des sélections angevine, nantaise et mancelle, organisées début mars, se sont succédé dans une salle de près de 500 places, pleine à craquer. Ces doctorant·es dans l’une des trois universités ou grandes écoles ligériennes ont eu trois minutes, et pas une seconde de plus, pour résumer les travaux de recherche qu’ils mènent dans le cadre de leur thèse.
« Moi, ma thèse, c’est de la crotte », a entamé, avec humour Margaux de Seilhac, qui travaille sur le rôle des lymphocytes T régulateurs dans le « traitement de la maladie du greffon contre l'hôte par transfert de microbiote fécal ». Sa prestation lui a valu le prix du Jury, composé de cinq expertes et experts de la recherche, de la valorisation, de l’art et des médias. Un prix synonyme de qualification pour la finale nationale du concours qui aura lieu le 17 juin, à Paris, avec les 16 meilleurs doctorant·es des différentes régions.
Revoir la prestation de Margaux de Seilhac :
Les spectateurs présents dans la salle ou sur Youtube (plus de 250 personnes connectées) avaient aussi leur mot à dire. À l’issue du vote en ligne, Julien Godard a remporté le prix du Public et la récompense qui va avec.
Revoir la prestation de Julien Godard :
Diplômé d’une licence et d’un master Staps, validés à Le Mans Université, Julien Godard poursuit à Angers ses travaux sur la maladie de Huntington, et plus précisément sur « l’effet de l'entraînement cognitivo-moteur sur les capacités motrices de personnes atteintes de la maladie de Huntington : évaluation des approches classiques et potentialité des exergames ». Une thèse cofinancée par les universités d'Angers et du Mans, dans le cadre de la Comue et de son réseau SAM.
Julien GodardPour ce sportif, féru de vulgarisation scientifique, participer à MT180 s’est révélé une évidence. « Depuis le début de ma thèse, je suis toutes les formations de vulgarisation scientifique, donc c’était un peu plus simple pour moi, même si le concours m’a demandé pas mal d’efforts, car il y a la barrière des trois minutes et qu’il faut rendre vivant le récit », explique Julien Godard, affilié au Laboratoire angevin de recherche en ingénierie des systèmes (Laris) et à l’unité mancelle Motricité, interactions, performance (MIP).
« J’en ressors plus confiant »
Comme les autres participants, le doctorant de 3e année a suivi un programme de six demi-journées pour se préparer à cet exercice, « avec des formatrices de Terre des sciences pour l’écriture du texte, et Yannick Very, pour toute la partie scénique ».
« Compétiteur », Julien Godard ne cache pas sa joie d’avoir été récompensé mardi. À l’heure du bilan, « je ne retiens que du positif de cette expérience », qui lui a permis de rencontrer des professionnels de la vulgarisation, et des doctorant·es d’autres disciplines. « On a toujours été très solidaires entre nous, en se soutenant, en se donnant des conseils pour s’améliorer ». In fine, « j’en ressors plus confiant. J’encourage vraiment les autres doctorants à y participer, pour développer leurs compétences, mais aussi et surtout, pour faire connaître nos labos, expliquer aux gens ce qu’il s’y passe, leur faire découvrir nos recherches, nos actions pour rendre le quotidien meilleur ».
Revoir l'ensemble de la finale régionale de MT180 :
Ma Thèse en 180 secondes
Concept australien repris au Québec puis en France en 2012, le concours Ma Thèse en 180 secondes permet aux jeunes chercheur·es de partager leur sujet de recherche à un large public. Chaque participant·e doit faire, en 3 minutes maximum, un exposé clair, concis et convaincant de sa thèse.
L’enjeu : convaincre le jury, composé d'expert·es du monde de la recherche, de l’industrie ou des médias, et ainsi espérer accéder au tour suivant de ce concours, porté par France Universités et le CNRS.
Le jury évalue la prestation selon trois critères :
- la vulgarisation,
- la communication,
- la passion.
Cet exercice périlleux et original a un intérêt double pour le ou la doctorant·e : il lui permet de rendre accessible ses recherches au plus grand nombre et surtout l’entraîne à l’art oratoire devant une audience. Une expérience valorisante pour faire face à de futurs recruteurs !
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